16/11/2014

Autriche / Tarrenz (Tyrol) - Marche militaire folklorique (Roger Golard, in: Le Marcheur, 130, 1993)

Golard Roger, J'ai vu "marcher" à... Tarrenz, in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 130, 1993, p.28-29

 

Par un heureux concours de cir­constance, je me suis trouvé à Tarrenz (Tyrol) le jour de la procession de la Fête-Dieu.

Curieusement, elle se déroulait une semaine après celle à laquelle j'avais pris part à Walcourt le 13 juin.

En me rendant à la messe, j'étais loin de me douter que j'allais y voir ce que nous appelons une "Marche".

Toutefois, presque persuadé que je pourrais y rencontrer quelques costumes folkloriques que les habi­tantes (surtout) continuent à porter dans les grandes circonstances, à tout hasard, je m'étais muni de mon appareil photographique, ce qui m'a permis d'obtenir les clichés qui illus­trent cet article.

Venons à la Marche proprement dite. Le cortège, parti de l'église, a rejoint l'esplanade en plein air où se célébrait la messe. Le groupe armé le précédait.

Pendant la messe, bien alignés, ses membres restent debout, présentant les armes au moment de l'élévation.

A l'issue de la messe, la Compa­gnie reprend sa place en tête du cor­tège, s'arrêtant devant les reposoirs qui parsèment le parcours : ils y tirent une salve.

Contrairemnt à ce qui se fait chez nous, point de grand cérémonial, point de"major" caracolant sur le front des troupes : il faut être rapide pour saisir les différentes phases ; après avoir chargé, les tireurs poin­tent leur fusil vers le bas et, presque immédiatement, épaulent et tirent.

(p.29) Comme dans nos Marches, la Compagnie est précédée de sapeurs armés de la hache et revêtus d'un tablier de cuir rouge. Ils sont suivis de la batterie (fifres et tambours) et des tireurs ; le drapeau se trouve au milieu du groupe.

Comme il se doit, des cantinières font partie de la troupe ; elles por­tent le petit tonneau mais j'ignore si elles débitent du schnap.

Comme on le voit par les photos, les costumes portés par les partici­pants n'ont rien de vraiment particu­lier, en ce sens qu'il s'agit du costu­me traditionnel de la région.

 

Le groupe lui-même est une socié­té permanente : il s'agit d'une sorte de société de tir (Schutzkompanie) et il semble qu'il en existe de sem­blables dans la plupart des villages de la région.                               

01:04 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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