29/12/2012

France - Savoie: Aussois - Compagnie des Sapeurs-Pompiers

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in : Le Marcheur 133, 1994, p.22-23

 

aussois (Savoie) Compagnie des Sapeurs-Pompiers

 

 

 

MARC BLAIMONT

 

Dans notre dernière publica­tion, nous nous étions inté­ressés à des tremblons ita­liens. Nos regards se sont portés cette fois vers la Savoie française et plus précisément à Aussois. Dans un article du Marcheur n° 57 paru en septembre 1975, Roger Colard nous avait donné une relation très précise de la manifestation organisée dans cette localité. Aussi, est-ce avec beaucoup de plaisir que lors de vacances passées à Aussois, j'ai pu obtenir les informations sur l'histo­rique de cette société. Au-delà du fait qu'il s'agit ici d'une Compagnie bien réelle de Sapeurs-Pompiers, vous remarquerez combien en cer­tains points les traditions de cette société sont similaires aux nôtres.

 

 

 

HISTORIQUE

 

Le 6 mai 1860, le Duché de Savoie et le Comté de Nice furent rattachés à la France, à la suite du plébiscite du 2 avril 1860.

 

Sous le gouvernement sarde, toutes les communes avaient organisé une Garde Nationale. La commune d'Aussois avait la sienne, composée de volontaires du pays, avec arme­ment et uniforme personnels et facultatifs. Cette faction de la Garde Nationale d'Aussois était comman­dée par M. Fressard Vincent, Capi­taine, nommé par ses pairs. Cette Compagnie faisait presque toutes les années la parade à la pro­cession annuelle de la Fête du Corps de Dieu. Les uns s'habillaient en artilleurs, les autres en bersaglieri, les autres en fantassins... Les uns portaient des fusils de l'armée, les autres des carabines, d'autres des fusils de chasse et l'on faisait des feux de peloton en l'honneur du Syndic, du Curé et aussi de la Nation.

 

La commune ayant fait l'acquisition d'une pompe, et en ayant donné la garde et l'entretien à la Compagnie, les membres composant celle-ci décidèrent de s'équiper identique­ment selon le système sarde. (La plaque en écailles des épaulettes en témoigne encore aujourd'hui). Les gardes s'habillèrent donc à leurs frais, tunique et pantalon de drap noir avec bandes et parements en drap garance (rouge), avec képi rouge. Un certain nombre d'entre eux dont les parents avaient suivi le Grand Empereur et avaient ainsi ramené de leurs campagnes leur uniforme, peut-être aussi des tro­phées de guerre, pour agrémenter la parade mentionnée plus haut, for­mèrent une section de Sapeurs, les attributs ayant été transmis de père en fils et conservés avec un soin par­ticulier. Ceci est d'autant plus plau­sible que l'un d'eux surnommé l'Officier a reçu des mains de l'Empereur Napoléon l" la Croix de la Légion d'Honneur, conservée par ses arrière-neveux «(Clocher d'Aus­sois des années 1936 à 1939)». Un autre, Fressard Alexandre, (Cazal), en bersaglieri avait fait les cam­pagnes de Magenta et Solférino. L'annexion venue, la Garde Nationale fut dissoute et ses membres prirent le nom de Sapeurs-Pompiers. (…).

 

NB

 

Le Duché de Savoie et le Comté de Nice ont été rattachés à la France à la suite du plébiscite du 2 avril 1860. Sous le gouvernement Sarde, toutes les communes avaient organisé une Garde avec armement et uniforme personnel et facultatif.

 


Cette faction de la Garde Nationale d'Aussois était commandée par un capitaine nommé par ses pairs. Cette compagnie faisait presque toutes les années la parade à la procession de la Fête du Corps de Dieu.

 

Les uns s'habillaient en artilleurs, les autres en bersaglieri, d'autres en fantassins... Les uns portaient des fusils de l'armée, les autres des carabines, d'autres des fusils de chasse et l'on faisaient des feux de peloton en l'honneur du Syndic, du Curé et aussi de la Nation.

 

 

 

La commune, ayant fait l'acquisition d'une pompe à incendie en 1857, et en ayant donné la garde et l'entretien à la compagnie, les membres composant celle-ci décidèrent de s'équiper pareillement au système Sarde (la plaque en écailles des épaulettes en témoigne encore aujourd'hui).

 

Les gardes se sont habillés à leurs frais : tunique et pantalon de drap noir avec parement en drap garance, avec képi rouge.

 

Un certain nombre d'entre eux, dont les parents avaient suivi le Grand Empereur, pour agrémenter la parade, ont formé une section de sapeurs que nous voyons encore évoluer de nos jours, les attributs ayant été transmis de père en fils et conservés avec un soin particulier.

L'annexion venue, la Garde Nationale d'Aussois a été dissoute et ses membres ont pris le nom de Sapeurs Pompiers. C'est alors qu'à la demande de la commune, ils ont été équipés avec les casques actuels, conservant toutefois certains attributs du régime sarde.

 

 

 

Nous possédons encore de cette époque les "frontals" de nos casques ayant comme emblème l'Aigle Impérial et l'inscription "Sapeurs Pompiers d'Aussois".

 

Ces "frontals" ont été changés en 1875 avec d'autres, portant grenade et haches au lieu de l'aigle impérial.

 


Le décret du 29 décembre 1875, prescrivant l'organisation de Compagnies de Sapeurs Pompiers dans toute la France, a trouvé à Aussois, une compagnie toute organisée et armée, tombant du même coup sous le contrôle des autorités militaires et préfectorales.

 

C'est alors que chaque sapeur a dû signer un engagement d'une durée fixe et devait se plier aux exigences de la discipline.

 


La Compagnie défile toujours aujourd'hui pour les dates importantes et religieuses : Fête-Dieu (9 semaines après Pâques), Fête de l'Assomption de Marie (15 août).

 


Elle est agrémentée d'une clique : l'Echo d'Aussois que l'on peut entendre également la veille de la fête à l'occasion d'une retraite aux flambeaux, très aimée des petits... et des grands !

 

Les femmes portant le costume traditionnel participent également à ces jours de fête.

 

13:56 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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